L’ombre de la terreur : le sang des innocents continue de couler au Rwanda
Au Rwanda, le régime mené par le Front Patriotique Rwandais (FPR-Inkotanyi) semble avoir franchi toutes les limites de l’inhumain. Des citoyens sont enlevés, d’autres retrouvés morts dans des circonstances troubles, pendant que les familles endeuillées implorent en vain la vérité. L’impunité des forces de sécurité apparaît si totale qu’il devient difficile de croire que ces crimes puissent être commis sans la bénédiction de leurs supérieurs hiérarchiques.
Cette mécanique macabre semble devenue un mode de gouvernance : la police arrête publiquement un citoyen, l’emmène discrètement, puis on apprend qu’il est décédé « en tentant de résister » ou « des suites d’une maladie ». L’affaire est alors classée sans suite, la victime enterrée dans le silence

L’exemple récent de Jean Musirikare, habitant du district de Burera, illustre tragiquement cette réalité. Dans la nuit du 16 février 2026, des agents de police sont venus le chercher à son domicile. Quelques heures plus tard, son corps sans vie était retrouvé mort dans le cachot de Gahunga. Sa veuve a simplement été informée par la police que son mari avait été victime d’un malaise cardiaque, selon les propos de l’officier de police IP Ignace Ngirabakunzi. Pourtant, tout indique que Musirikare est mort après avoir été battu par la police.
Ces exécutions extrajudiciaires, disparitions forcées et meurtres ciblés continuent d’alimenter le sentiment qu’un plan d’extermination dirigé contre les Hutus et les opposants politiques est toujours en cours. Plusieurs anciens membres de l’appareil sécuritaire, tels IP John Simbaburanga interrogé sur la radio « Inyabutatu », ont confirmé que, dès 1990, le FPR aurait conçu un projet destiné à « réduire la population hutue » afin de maintenir une minorité au pouvoir. Selon ces révélations, le rythme macabre de 150 victimes par jour aurait été fixé dès le début de la guerre.
Les lieux de détention secrets, connus du public sous le nom de safe houses à Kami, Mukamira, Bigogwe, Kabuga, Gikondo et Kicukiro seraient devenus des abattoirs humains où disparaissent des centaines de citoyens. Prisonniers d’opinion, journalistes, paysans et opposants y seraient soumis à des tortures et exécutions systématiques. Parallèlement, un discours officiel nourri de haine est entretenu pour justifier ces atrocités.

Le ministre de l’Unité nationale et de la Réconciliation, Dr Jean Damascène Bizimana, tient régulièrement des propos assimilant les Hutus à des « génocidaires », niant toute victime parmi eux. Ce langage incendiaire ne fait qu’exacerber les divisions ethniques et offrir une couverture idéologique à la terreur d’État.
Récemment encore, lors d’une conférence à Paris, le ministre a qualifié Madame Victoire Ingabire Umuhoza, figure emblématique de l’opposition pacifique, « d’extrémiste terroriste » plutôt que de femme politique.
Ces paroles, prononcées avec froideur, confirment qu’au Rwanda, la justice reste instrumentalisée : les procès des opposants sont décidés avant même d’être ouverts, les verdicts dictés par le pouvoir lui-même.
Face à cette situation, la société civile rwandaise et la diaspora sont appelées à briser le silence, à dénoncer les crimes et à exiger la fin du règne de la peur. Le peuple rwandais mérite un avenir fondé sur la vérité, la démocratie et la dignité non sur l’oppression et la terreur. Le moment est venu pour tous les Rwandais épris de paix et de justice de se lever et de dire : assez de sang versé !
Nul empire fondé sur la violence ne dure éternellement, et même ceux qui croient manipuler les consciences découvriront un jour que la vérité finit toujours par triompher.
Fait à France, le 24/02/2026
Par UWINEZA Delice

English
Kinyarwanda




Laisser un commentaire